Tout savoir sur la perdrix grise !

Présentation de la perdrix grise :

La perdrix grise est historiquement présente en plaine céréalière dans la moitié nord de la France. Dans les Hauts de France, la perdrix grise est présente depuis toujours mais aujourd’hui son équilibre est menacé par plusieurs facteurs. En effet, les effectifs de perdrix ont fortement chuté après la Seconde Guerre mondiale et cela s’accélère depuis une dizaine d’années…

Pourquoi la perdrix est-elle fragile ?

Les progrès en terme de machine agricole ont un impact global sur le petit gibier, pas uniquement sur la perdrix grise. Les faucheuses et les broyeuses roulant toujours plus vite, représentent une menace pour le petit gibier. C’est pour cela que l’on recommande de plus en plus d’utiliser une barre d’effarouchement à l’avant du tracteur. De plus, les machines agricoles sont de plus en plus efficaces. Il ne reste plus un grain de blé ou de maïs après leur passage. Résultat, la perdrix ne trouve plus suffisamment de nourriture dans les champs.

Les produits chimiques répandus dans les champs peuvent aussi avoir un impact sur la perdrix. En effet, les insecticides tuent les insectes pourtant essentiels à l’alimentation des perdrix et particulièrement aux jeunes.

Et le réchauffement climatique dans tout ça ?

Certains vous diront que si la perdrix grise est en déclin, c’est à cause des chasseurs. Ce sont les mêmes personnes qui n’apportent aucune solution pour la préservation de cet oiseau ; et c’est encore moins ces gens qui oeuvrent à agrainer l’hiver et abreuver l’été !

Au lieu d’accuser les chasseurs, il faudrait se poser des questions par rapport au réchauffement climatique. Partout en France, les étés sont de plus en plus chauds et secs. Le gibier n’a plus forcément de points d’abreuvage. Les hivers sont moins froids qu’avant, mais ils sont très humides. La pluie peut noyer un nid, et retarde l’arrivée des insectes au printemps.

Alimentation de la perdrix :

Les jeunes perdreaux se nourrissent essentiellement d’insectes pendant les trois premières semaines de leur vie. Il est donc essentiel de préserver les insectes dans les champs si on veut sauvegarder la perdrix grise.

Après un mois, la perdrix se nourrit davantage de végétaux notamment du grain. Puis le reste de sa vie, elle consomme en fonction des saisons : au printemps elle trouve des points de feuilles de graminées ou des petits folioles de luzerne par exemple. En été et en automne, les céréales sont abondantes tout comme les insectes. Et en hiver c’est le moment où la nourriture est plus rare, c’est pour cela qu’il est important d’agrainer.

Son habitat :

Des champs variés, et de moins de 15 hectares chacun représentent un bon habitat pour la perdrix grise. Les champs de betteraves, de blé, d’orge, ou de maïs sont adaptés à la perdrix. Mais elle a aussi besoin de “zones refuges” comme des buissons et des haies qui leur permettront de se mettre à l’abri des busards. L’abri anti-busard et les constructions avec les palettes sont donc très utiles pour les perdreaux. Dans certains champs, on utilise les pylônes électriques pour y implanter des abris et des buissons. C’est très utile pour la perdrix grise et cela ne représente pas un manque à gagner pour l’agriculteur puisque c’est une surface qu’il n’aurait pas pu exploiter.

Sa reproduction :

La période de reproduction de cet oiseau débute fin avril, début mai. La poule pond entre 14 et 16 oeufs la première fois de l’année. Et la deuxième ponte, appelée “ponte de recoquetage” donnera lieu à 9 à 12 oeufs. Les premières éclosions ont lieu début juin avec un pic à la deuxième partie du mois. Au final, le nombre de jeunes est très variable d’une année à l’autre, mais aussi d’un territoire à l’autre. La météo, l’aménagement du territoire et le nombre de prédateurs donnera raison au nombre de perdrix sur le territoire.

Les prédateurs de la perdrix grise :

Malheureusement… ils sont nombreux. De nombreuses études prouvent que les prédateurs sont le premier facteur qui influence la population de perdrix. Parmi ces prédateurs, ont retrouve évidemment le renard, mais aussi la fouine, le blaireau ou le raton laveur. Les corbeaux corneille noir peuvent s’attaquer aux oeufs quand les busard s’en prendront plutôt aux jeunes perdreaux. C’est pour préserver la perdrix grise qu’il est important de réguler ces prédateurs de manière durable.

Journal du chasseur

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