Le piégeage photographique

Prendre des vidéos de ses activités est de plus en plus en vogue, ne serait-ce que pour avoir des souvenirs, pour informer, pour divertir ou pour avoir un retour visuel sur son action. La chasse n’y échappe pas et le piégeage non plus. La plupart du temps, ce sont des caméras embarquées comme une ou plusieurs GoPro, ou du même genre, qui vous équipent.

Mais on connaît moins les appareils destinés au piégeage photographique, qui peuvent pourtant être bien utiles dans ses actions de chasse et de piégeage. 

A quoi sert ce type de dispositif ?

Ces dispositifs se présentent sous forme de caméras ou d’appareils photo, se déclenchant dès qu’un mammifère passe à proximité. Cela peut donner des informations très précieuses sur les animaux : leur comportement ou leur nombre…

Ce type de caméra peut également servir pour surveiller les activités dans un périmètre, afin de constater si des individus pénètrent sur votre propriété et y vandalisent votre matériel (comme un mirador chasse ou un piège).

Les caméras à piège photographique sont :

  • Facilement dissimulable, bien souvent peint en camouflage ;
  • Etanche ;
  • Fonctionnement autonome, de jour comme de nuit avec leurs leds infrarouges. 

Pourquoi mettre en place cette pratique ?

Tout dépend de vos besoins, en réalité, tout le monde peut recourir à ce genre de dispositif. On peut tout de même citer :

  • Pour les chasseurs voulant surveiller leurs locaux, leur matériel ou le déplacement du gibier ;
  • Les piégeurs, pour analyser le comportement des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts et mieux pouvoir les capturer ;
  • Les scientifiques voulant analyser la faune et la flore ;
  • Les particuliers souhaitant sécurité leur propriété ;
  • Pour les professionnels, notamment sur les chantiers, pour constater des intrusions ou des vols de matériels. 

Les endroits idéaux où placer votre dispositif

  • La coulée : chemin très fréquemment utilisé par les animaux ;
  • La mare : lieu incontournable où les animaux viennent s’abreuver ;
  • Les chemins forestiers : majoritairement utilisés par l’homme, l’apparition d’animaux sauvages n’y est pas rare ;
  • La souille : c’est une mare de boue où les cervidés et les sangliers viennent se rafraîchir et s’enlever les parasites sur le corps ;
  • L’agrainoir : vous y verrez tout le petit gibier venant s’alimenter ;
  • La lisière de forêt : les animaux y viennent souvent manger de l’herbe ;
  • Les champs autour de la forêt : pour y voir le comportement des animaux en dehors de la forêt.

Pour les piégeurs, le mieux est de placer sa caméra piège en face de son piège, proche du sol ou en hauteur avec une vue plongeante. 

Les différents types de caméras piège

On a déjà vu qu’il y avait deux choix : l’appareil photo ou la caméra. Bien sûr, il existe des appareils combinant les deux à la fois. Mais au-delà de cet aspect, il existe 2 grands types de dispositifs :

  • Le piégeage photographique simple : c’est le principe de base d’un appareil de piégeage photographique, la prise de photos et ou de vidéos dès qu’un mouvement est détecté. 
  • Le piégeage photographique avec alerte : c’est une amélioration du type précédemment cité, puisqu’ici, un message d’alerte vous est envoyé dès lorsqu’un mouvement est détecté. 

Les critères d’achat

Avant de vous précipiter sur la première caméra qui tombe face à vous, prenez bien soin de lire les caractéristiques techniques de celle-ci. Pour choisir le piège photographique idéal, il doit :

  • Etre robuste, c’est-à-dire solide, étanche et pas trop voyant ;
  • Être adapté selon l’utilisation, la nuit par exemple, les caméras avec leds infrarouges sont idéales pour surveiller la faune et la flore. En revanche, elles ne le sont pas forcément dans une optique de surveillance d’individus, puisque la lumière rouge se dégageant du capteur pourrait attirer l’attention, auquel cas il vous faudra privilégier les leds noires, mais leur portée est légèrement moins performante ;
  • Avoir une bonne autonomie, afin de pouvoir tenir toute la durée de l’utilisation souhaitée ;
  • Avoir de bon capture de détection de mouvements, qui doit ne doit pas être trop sensible (risque de déclenchement avec le vent), mais suffisamment pour capter le passage d’un individu ;
  • Avoir une bonne vitesse de déclenchement, de moins d’une seconde pour ne rien rater ;
  • Une bonne portée, avec environ 20 mètres de jour et minimum 15 mètres la nuit ;
  • Avoir un bon angle de vue, minimum 60° ;
  • Avoir une bonne résolution d’image, minimum 720p.

Journal du chasseur

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